23/09/2010

Un paria sur la blogosphère

Internet. Cela dure près d'une semaine. Je piaffe, j'enrage. Impossible d'accéder à l'administration de Marges. Donc de traiter d'éventuels commentaires, de mettre en ligne une nouvelle note. C'est la peste informatique. Le foyer est à Paris, me dit-on, auprès du serveur. Des gens polis, il faut le dire, qui répondent sans tarder aux plaintes. Faut-il cependant requérir des délais de plombier pour réparer les dégâts?


Vous n'êtes pas le seul, me rétorquent benoîtement de gentils organisateurs de la plate-forme de la Tribune de Genève. J'observe que, parmi mes voisins de paliers, un grand nombre continue pourtant d'y batifoler allègrement. Pourquoi cette discrimination? Pourquoi cette injustice? Pourquoi cet insupportable hasard? Pas de chance, cher Monsieur, vous vous trouvez du mauvais côté.

Et voilà! J'ai peut-être eu la fortune de naître au bon endroit, au bon moment, de tirer une convenable distribution de gènes, d'éviter de rouler sous l'autobus, de ne pas payer trop cher pour mes distractions au volant, de repousser dans son trou le vilain petit crabe, de n'être pas sensible aux coups de soleil, de savoir lire et monter à bicyclette. Rien n'y fait. Pendant tous ces jours, je suis condamné à l'inexistence, la blogosphère me rejette comme un corps étranger, un microbe, une pollution.

J'ai beau taper et retaper mon identifiant, mon mot de passe. J'ai beau feindre d'avoir oublié ce maudit mot pour en recevoir subrepticement un autre. On ne me veut pas. On me soupçonne de chercher à pénétrer par effraction. Je suis un malpropre, un indésirable. Je suis un paria sur la blogosphère.

Mercredi, après trois SOS, je reçois ce message rassurant: «Nous allons réinitialiser ce mot de passe. Je vous le communique rapidement. Notre équipe technique travaille actuellement sur votre compte.» Eh bien! Toute une équipe, rien que pour moi? Je n'en demande pas tant. Seulement que ça marche enfin.

Le mot de passe arrive. Du coup, je me prends les pieds dans les procédures d'inscription. Je m'agite, je me perds. Je reçois un deuxième, puis un troisième, puis un quatrième mot de passe. Qu'ils sont dévoués, qu'ils sont patients les petits génies de la blogosphère! Je m'applique. Ce quatrième-là, je ne lâcherai pas. J'y suis. Nous y sommes. Ouf! Merci à tous d'être encore là.

 

12:05 Publié dans Internet | Tags : blog, panne, mot de passe | Lien permanent | Commentaires (3)

Commentaires

Bravo! Eh bien je n'étais pas le seul. J'ai dû m'excuser auprès de mes charmantes lectrices et adorables lecteurs. Sans compter les têtes dures.

Écrit par : Gorgui Ndoye | 23/09/2010

Merci de nous en parler! Je pensais être la seule dans ce cas ... ce qui m'a retardée dans la publication de nouvelles lignes, ce qui suscita tout de même deux malentendus et un peu d'irritation chez quelque lecteur. Ouf, c'est rétabli et grâce à vous on sait que ça n'était pas du ressort de l'auteur du blog. Bonne journée!

Écrit par : Micheline Pace (alias CIVITAS) | 23/09/2010

Je crois que le plus grand nombre a été touché par le fléau...Mais pour une fois, j'ai su trouver des arcanes détournées pour arriver à mes fins. Les voies du Blog sont impénétrables...sauf pour les chanceux admis auprès de sa gracieuse Majesté de Blog. Aller. Très bonne soirée à tous en espérant que les caprices de Madame de Blog saura retrouver sa fiabilité proverbiale...

Écrit par : Jean-Marie Gumy | 26/09/2010

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