12/05/2010

Jean Ferrat deux mois après

Célébration. La mort de Jean Ferrat, à la mi-mars, a libéré des torrents d'éloges, dans les journaux, sur les ondes, sur la Toile. Tout le monde y est allé de son couplet, s'appropriant parfois sans pudeur son œuvre et sa mémoire. C'est ainsi à chaque fois qu'un chanteur populaire s'en va.

Je retrouve parmi des coupures de presse une chronique de la médiatrice du Monde, publiée à la fin du même mois. Elle est intitulée «Ferrat l'intouchable». Elle s'ouvre par ces mots: «Certains morts ne supportent pas la critique, ni même la réserve». Véronique Maurus se fonde sur les réactions de lecteurs du journal, sur papier ou en ligne, à un article de Bruno Lesprit. Hommage nuancé, en effet, non sans distance envers l'héritage du chanteur.

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07/05/2010

Le sourire de Jean Starobinski

Célébration. Ne saurait-on se passer un jour des discours protocolaires? S'entendre sur le choix d'un seul orateur officiel, qui aurait quelque chose à dire? Après le bel et substantiel hommage rendu à Jean Starobinski par Pierre Nora, l'autre soir au Victoria Hall, c'était pitié d'entendre les répétitions, les redondances, les platitudes  et les cuirs des représentants, appellation d'origine contrôlée, «des autorités fédérales, cantonales et municipales». Il s'agissait de n'oublier personne, en effet, lors de cette cérémonie de remise du Prix 2010 de la Fondation pour Genève.

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