04/10/2010

Une Eglise plus égale que les autres?

Journalisme. Mgr Genoud était un homme de paix et de dialogue. Méritait-il la polémique médiatique déclenchée par l'absence à ses obsèques d'une délégation du Conseil d'Etat genevois?

On a beaucoup discuté et disputé de bienséance, de laïcité, de respect du protocole et de son Règlement, du défaut de catholiques au sein de l'actuel gouvernement cantonal. Personne, à ma connaissance, ne s'est étonné publiquement du privilège accordé par ledit Règlement à l'Eglise catholique romaine.

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13/09/2010

Le "donneur" de l'UBS promu star médiatique

Journalisme. La lecture des journaux et des magazines réserve parfois des découvertes qui valent le détour. Ainsi, dans la dernière livraison de Bilan, une enquête de Myret Zaki sur Bradley Birkenfeld, l'homme par qui le scandale est arrivé. C'est à lui que des milliers de clients américains de l'UBS ont dû d'être «donnés» pour avoir omis de déclarer leurs comptes. On saura gré, au passage, à Temps présent de nous en avoir montré quelques-uns la semaine dernière, Suisses de souche, pas forcément fiers, mais tout petits poissons...

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01/09/2010

Pourquoi pas d'enfants?

Journalisme. Cela fait dix bons jours aujourd'hui et je n'en reviens toujours pas. C'était un dimanche. Longue interview de Karin Keller-Sutter, candidate saint-galloise au Conseil fédéral, dans Le Matin Dimanche. Ma lecture butte sur la question (je résume): «Pourquoi pas d'enfants?» Réponse de la candidate: «C'est quelque chose qu'on ne demanderait pas à un homme sans enfants, mais je comprends que ça intéresse les gens. Je vais donc y répondre, une fois pour toutes.»

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02/08/2010

Le bonjour d'Arthur: en souvenir d'Henri Montant

Journalisme. Ça ne se fait pas. Sur la terrasse du café de la plage, on ouvre Libération et on s'apprête à tourner la page du Carnet quand le nom saute aux yeux, en lettres noires: «Henri Montant, alias Arthur». C'est le 24 août. Henri Montant, journaliste, est mort en Bretagne, une semaine plus tôt.

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01/06/2010

Journaliste, arrête ton cinéma!

Journalisme. Ces mots d'Humphrey Bogart à la fin de Bas les masques (Deadline USA en v.o., Richard Brooks, 1952): « C'est ça la presse, baby. La presse! Et il n'y a rien à faire contre ça. Absolument rien! » Directeur de journal, Bogart est au téléphone avec Thomas Rienzi, roi de la pègre dont l'édition du jour annonce l'incrimination. Il fait entendre le bruit des rotatives à son interlocuteur.

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21/04/2010

Faits divers en pâture

Journalisme. Le fait divers est roi. Son sacre ne date pas d'hier, il remonte au temps des premières feuilles imprimées. L'Institut national genevois a eu la bonne idée de lui consacrer un cycle de ses conférences et débats, qui attirent régulièrement à la promenade du Pin une assistance attentive étonnante, alors que tant de manières d'occuper sa soirée à domicile s'offrent d'un coup de pouce sur une télécommande.

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02/03/2010

Témoin de la mort de Neda Agha-Soltan

Journalisme.  D'accord, ce n'est pas le prix Pulitzer. Mais c'est un prix de journalisme quand même, décerné par l'université de Long Island, dans l'Etat de New York. Le prix George Polk, donc. Il vient d'être attribué à l'auteur (inconnu) d'une vidéo prise par téléphone portable et postée sur Youtube. Il s'agit d'une séquence de mort: l'agonie d'une jeune femme iranienne de 26 ans, tuée en juin dernier d'une balle en plein cœur dans une rue de Téhéran. Le document a été repris par de nombreuses chaînes télévisées, dans le monde entier. La victime, Neda Agha-Soltan, est devenue en quelques semaines une icône médiatique de l'opposition iranienne. Les images de ses derniers instants sont saisissantes. Résultent-elles d'un acte journalistique? La question s'est posée lors d'une récente émission Médialogues, de la Radio suisse romande.

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16/02/2010

Notre ami Claude

Journalisme. Plans-Fixes a consacré un film de près d'une heure à Claude Torracinta. Pour toute une génération, notre ami Claude reste une figure emblématique du journalisme de télévision. Cette génération-là était copieusement représentée à la Maison des Arts du Grütli, le soir de la première. L'atmosphère portait à la célébration amicale. C'était un fourmillement chaleureux de complicités et de souvenirs.

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09/02/2010

Dispute à l'ancienne

Journalisme. Le philosophe Jacques Bouveresse a prononcé l'autre soir au Théâtre Saint-Gervais, à Genève, une belle conférence sur l'écrivain et satiriste viennois Karl Kraus. Il s'est concentré sur les quelques mois qui ont suivi l'installation d'Adolf Hitler au poste de chancelier du Reich, le 30 janvier 1933. C'est en septembre de cette même année, en effet, que Kraus écrivit la Troisième nuit de Walpurgis, spectacle présenté par le même théâtre jusqu'au 14 février.

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02/02/2010

Kraus ou le journaliste en imposteur

Journalisme. Le sociologue Max Weber dénonçait il y a près d'un siècle les circonstances «qui ont habitué le public à considérer la presse avec un mélange de mépris et de lâcheté navrante». Les circonstances de l'époque, et d'abord la Première Guerre mondiale, ne sont pas seules en causes. La critique de la presse et des journalistes exploite depuis toujours des affaires et des scandales montés en épingle, mais bien réels. Elle ne manque pas de hérauts.

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12/01/2010

Camus au lit, Camus au marbre

Télévision. Camus est à tous. Camus est à chacun. Depuis quelques semaines, c’est à qui dira «son» Camus. Le lyrisme solaire et minéral de Noces. L’absurde de la condition humaine, de L’étranger et du Mythe de Sisyphe. La générosité fraternelle et sans illusion de La Peste. Les grands débats au sein de la gauche française, à partir de L’homme révolté. La guerre d’Algérie. Jusqu’à l’œuvre de sa vie, longtemps portée, éclose sur sa tombe de Lourmarin comme une fleur de la Toussaint, Le premier homme.

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16:52 Publié dans Journalisme | Tags : algérie, combat, camus | Lien permanent | Commentaires (2)

31/12/2009

Sur les pas de Park

Journalisme. Au cours des dernières semaines, j’ai fréquenté de près les écrits sur le journalisme du sociologue américain Robert Park. Park a commencé par exercer le métier comme city reporter, à Minneapolis, puis ailleurs et enfin à New York. Pendant une douzaine d’années, il a, raconte-t-il, beaucoup marché. A la toute fin du dix-neuvième siècle, c’était le lot du localier. Par la suite, il est devenu l’un des fondateurs de la fameuse école de sociologie de Chicago, qui s’est illustrée par ses recherches sur la vie urbaine. Comme l’un de ses contemporains, le sociologue allemand Max Weber, Park a donc oscillé pendant une période de sa vie entre le journalisme et l’université. Il nous dit sur le journalisme deux choses importantes.

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