14/01/2011

Irène Némirovsky: qu'aucun souvenir ne se perde

Lecture. Ce livre fut la plus belle émotion de mon dernier automne. Je l'ai lu longtemps après sa parution en 2004, alors qu'étaient retombés le bruit et les éloges que valurent à Suite française sa parution posthume et l'octroi du Prix Renaudot.

Irène Némirovsky est née à Kiev au début du siècle, dans une famille juive aisée contrainte à l'exil après la révolution bolchévique. Négligée par une mère seulement préoccupée d'elle-même et de ses conquêtes masculines, elle connaît une enfance triste et solitaire. Elle se voit confiée à une nourrice, passe de gouvernante en précepteurs. De son éducation, elle reçoit cependant dès ses premières années une connaissance intime du français, qui deviendra sa langue d'écriture.

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12/05/2010

Jean Ferrat deux mois après

Célébration. La mort de Jean Ferrat, à la mi-mars, a libéré des torrents d'éloges, dans les journaux, sur les ondes, sur la Toile. Tout le monde y est allé de son couplet, s'appropriant parfois sans pudeur son œuvre et sa mémoire. C'est ainsi à chaque fois qu'un chanteur populaire s'en va.

Je retrouve parmi des coupures de presse une chronique de la médiatrice du Monde, publiée à la fin du même mois. Elle est intitulée «Ferrat l'intouchable». Elle s'ouvre par ces mots: «Certains morts ne supportent pas la critique, ni même la réserve». Véronique Maurus se fonde sur les réactions de lecteurs du journal, sur papier ou en ligne, à un article de Bruno Lesprit. Hommage nuancé, en effet, non sans distance envers l'héritage du chanteur.

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