06/12/2010

L'être humain plutôt que son nombril

Lecture. Ce livre n'est pas une évasion. Il n'est pas de ceux qu'on glisse sous le sapin sans prévenir. L'hiver, au coin du feu avec un bon bouquin... Rien de cela. Ce livre est le feu même, qui brûle dès les premières lignes. Il est grave, il secoue, il bouleverse, porté par une écriture incandescente. Il retrouve les grandes interrogations de la littérature, quand elle s'intéresse à l'être humain plutôt qu'à son nombril.

Oui, définitivement, Où j'ai laissé mon âme, roman de Jérôme Ferrari, s'approche sur les rayons de ma bibliothèque de grands textes du siècle dernier, La Condition humaine, Les Mains sales, La Peste. Il est fait du même bois.

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