20/01/2010

L'Algérie après tant et tant d'années

Lecture. A soixante-trois ans, Bernard est une épave. Il ne se soigne pas, il est sale, il boit. Il s’est installé dans une ruine, se déplace sur une vieille Mobylette. On l’appelle Feu-de-Bois, à cause de l’odeur. Il débarque un jour – c’est l’après-midi – à la salle des fêtes, où sa sœur célèbre son anniversaire. A la stupéfaction de l’entourage, il lui offre une broche en or nacré, chère, trop chère, aussitôt suspecte. D’où vient-elle? Avec quel argent? La réprobation monte, vague silencieuse contenue par cette prévenance craintive dont on entoure les ivrognes et les violents.

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