03/09/2010

Rentrée littéraire: rien ne presse

Lecture. La rentrée littéraire m'indiffère. Elle est un miroir aux alouettes. Articles de promotion convenus, entretiens copier-coller, reproduction des mêmes pages de couverture, des mêmes portraits dans les magazines. Les découvertes sont rares, les confirmations plus encore. Chaque année, je m'agace en vain de la parution rituelle et invasive du dernier Nothomb, des poses, du rouge pétant et du chapeau d'Amélie. J'ai tort bien entendu. Tout coule

Je l'ai vérifié plus d'une fois par la lecture de pages maraudées à l'étal de libraires: je n'ai aucun goût pour la littérature d'abattage. Comme pour la tolérance, il y a des maisons pour cela. Ce sont les grandes surfaces.

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23/02/2010

Le cercle des livres disparus

Lecture. La rédaction d'un essai n'est pas affaire de science infuse, elle passe par la lecture intensive d'articles et de livres. Tout ne peut pas sortir de son propre cerveau! Pour réfléchir, on a toujours besoin des autres, que l'on soit ou non d'accord avec eux.

Mon premier recours, ce sont des livres tirés de ma bibliothèque, déjà familiers, lus, relus parfois, annotés. Voici quarante ans, je crois, que je n'avais pas rouvert L'Homme unidimensionnel de Marcuse, qui fit tant de bruit à la fin des années soixante. C'était l'époque du grand refus. Aux Editions de Minuit, les pages jaunies, couvertes de notes au crayon pas toujours très lisibles. Les livres déjà défrichés, pour ne pas parler de celui-là, ne sont pas nécessairement les plus utiles. Ils ont déjà servi et, justement, les intérêts se sont déplacés.

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